Paris, 21 avril 2026 – À mesure que l’intelligence artificielle s’impose dans le quotidien des entreprises, une nouvelle question émerge : que faire du temps gagné ?
Les résultats du baromètre Expleo AI Pulse d’avril 2026 montrent des dirigeants français toujours plus enthousiastes et confiants dans l’IA, avec un indice de 69. Derrière cette dynamique positive, un débat de fond s’ouvre : celui du partage des gains de productivité et, en filigrane, celui de la semaine de quatre jours.
Les chiffres à retenir :
- Une confiance élevée : 80 % des dirigeants d’entreprise interrogés se disent confiants dans la capacité de leur organisation à utiliser l’IA (+9pts).
- Un usage massif : 98 % des dirigeants utilisent déjà l’IA dans leur travail.
- Des gains de temps concrets : 56 % estiment économiser au moins une demi-journée par semaine.
- Mais des inquiétudes persistantes : 41 % restent préoccupés par l’impact de l’IA sur leur entreprise.

Quand l’IA relance le débat sur la semaine de quatre jours
Avec 98 % de dirigeants français déclarant utiliser l’IA dans le cadre de leur travail, la France figure parmi les pays les plus avancés en Europe (94 % en moyenne). L’IA ne se limite plus à l’optimisation des processus : elle transforme désormais en profondeur le rapport au travail. Au total, plus d’un dirigeant français sur deux constate un gain de temps d’au moins une demi-journée par semaine.
- 34 % des dirigeants déclarent économiser une demi-journée par semaine grâce à l’IA.
- 22 % estiment gagner plus d’une demi-journée.
Les gains de temps générés par l’IA amènent les entreprises à s’interroger sur l’allocation optimale de ce temps, dans une logique de performance et de création de valeur. Comme le souligne Damien Lasou, Directeur Général France Expleo, « les gains de productivité liés à l’IA sont désormais mesurables et largement partagés et ouvrent un nouveau cycle de réflexion sur l’organisation du travail ».
Dans ce contexte, l’enjeu dépasse la seule question de l’efficacité : il porte désormais sur la capacité des organisations à valoriser concrètement le temps libéré. Celui-ci peut être réinvesti dans des activités à plus forte valeur ajoutée, le développement de nouveaux projets ou encore l’amélioration continue des processus. « La question n’est plus seulement de gagner du temps, mais de l’utiliser de manière pertinente », poursuit-il, soulignant que cette évolution s’inscrit directement au service de la performance globale de l’entreprise.
Des bénéfices qui font consensus chez les dirigeants
Les dirigeants français accordent une confiance croissante à leur organisation dans l’usage de l’IA, et les gains de performance associés font désormais largement consensus.
- 80 % des dirigeants se disent confiants dans la capacité de leur organisation à utiliser l’IA, soit 10 points de plus qu’au Royaume-Uni.
- 77 % font confiance à leur entreprise pour en garantir un usage éthique.
- Seuls 14 % perçoivent l’IA comme un risque pour le business, un niveau historiquement bas.
Dans le même temps, les inquiétudes individuelles reculent : moins de la moitié des dirigeants se disent désormais inquiets pour leur poste, soit une baisse de 10 points en un mois.
Des inquiétudes davantage technologiques qu’organisationnelles
Si la confiance progresse, certaines préoccupations persistent et se structurent. Le rythme rapide des innovations, combiné à leur intégration dans les organisations, nourrit un manque de visibilité : les dirigeants peinent encore à anticiper pleinement les impacts futurs, notamment en matière de sécurité et de gouvernance.
- 41 % des dirigeants restent inquiets de la transformation de leur organisation, un niveau en légère hausse.
- 58 % expriment des inquiétudes liées aux risques cyber.
Ces préoccupations s’expliquent en partie par une réalité opérationnelle : une partie des briques technologiques de l’IA reste externe, complexe ou peu transparente (hébergement, interconnexion des outils, dépendance à des solutions tierces). Il en résulte un sentiment de maîtrise partielle qui alimente la vigilance.
« Nos ingénieurs constatent chaque jour que l’IA change la donne : elle libère du temps, mais soulève aussi des questions de maîtrise et de sécurité », rappelle Damien Lasou. « La clé pour que ces gains deviennent un atout, c’est un accompagnement structuré et des pratiques claires. »

Méthodologie de l’étude
L’indice de confiance « Expleo AI Pulse » mesure le sentiment des dirigeants autour de l’utilisation de l’IA, sur une échelle de 0 (très inquiet) à 100 (très confiant). Cet indice de confiance révèle les niveaux d’inquiétude, d’enthousiasme, de confiance et d’assurance à l’égard de la technologie pilotée par l’IA.
L’indice de confiance de l’intelligence artificielle « Expleo AI Pulse » est mené pour le compte d’Expleo par l’institut Opinium. L’étude, réalisée chaque mois depuis août 2025, recueille les opinions de 600 dirigeants d’entreprises en France, au Royaume-Uni et en Allemagne.





