Paris, 18 aout 2026 – À l’heure où les agents IA promettent de franchir un nouveau cap dans l’automatisation, les dirigeants français entrent dans une nouvelle phase de leur relation avec l’intelligence artificielle. Ils figurent désormais parmi les plus ouverts en Europe à laisser l’IA intervenir dans certaines décisions stratégiques et RH, alors même que la confiance dans la capacité de leur entreprise à utiliser cette technologie avec succès recule. L’enjeu n’est plus seulement d’adopter l’IA, mais de définir jusqu’où lui déléguer des responsabilités.
Les chiffres à retenir :
- 65 sur 100, un indice qui reflète une confiance élevée mais devient plus exigeante.
- 67 % des dirigeants français restent confiants dans la capacité de leurs entreprises à utiliser l’IA avec succès, malgré un recul de 10 points en un mois ;
- 47 % se disent à l’aise avec l’idée de laisser l’IA contribuer à certaines décisions, qu’elles soient stratégiques ou en matière de Ressources Humaines, parmi les niveaux les plus élevés observés en Europe.

Quand l’IA passe de l’assistant au décideur
Les dirigeants français restent très favorables à l’utilisation de l’IA pour les tâches à faible enjeu décisionnel :
- 70 % lui font confiance pour résumer des e-mails, documents ou comptes rendus ;
- 67 % pour organiser leur agenda et leurs réunions ;
- 62 % pour approuver des actions administratives à faible risque.

Mais le baromètre révèle surtout une évolution plus marquante. Comparés à leurs homologues européens, les dirigeants français figurent parmi les plus ouverts à laisser l’IA intervenir dans des domaines où les conséquences des décisions sont plus importantes :
- 47 % accepteraient qu’elle contribue à certaines décisions stratégiques ;
- 47 % à certaines décisions liées au recrutement ou aux ressources humaines.
Cette évolution montre que la question n’est plus de savoir s’il faut utiliser l’IA, mais jusqu’où les dirigeants sont prêts à lui déléguer des responsabilités.
La confiance devient plus sélective
Cette ouverture à la délégation intervient pourtant dans un contexte où les dirigeants portent un regard plus critique sur le déploiement de l’IA en entreprise.
- La confiance dans la capacité des entreprises à utiliser l’IA avec succès recule à 67 %, soit 10 points de moins qu’en juillet, après un pic à 80 % en mars.
- 46 % des dirigeants se disent désormais préoccupés par la manière dont l’IA transforme leur entreprise, un niveau supérieur à celui observé au Royaume-Uni et en Allemagne.
- L’enthousiasme reste majoritaire (60 %), mais recule de 9 points sur un an.
« Le paradoxe français est désormais clair : plus les dirigeants envisagent de confier des responsabilités à l’IA, plus ils deviennent exigeants sur les conditions de son déploiement. Le débat ne porte plus sur l’adoption de l’intelligence artificielle, mais sur le niveau de confiance et de gouvernance nécessaire pour lui déléguer des décisions à fort enjeu, » analyse Damien Lasou, Directeur Général d’Expleo en France.
Méthodologie de l’étude
L’indice de confiance « Expleo AI Pulse » mesure le sentiment des dirigeants autour de l’utilisation de l’IA, sur une échelle de 0 (très inquiet) à 100 (très confiant). Cet indice de confiance révèle les niveaux d’inquiétude, d’enthousiasme, de confiance et d’assurance à l’égard de la technologie pilotée par l’IA.
L’indice de confiance de l’intelligence artificielle « Expleo AI Pulse » est mené pour le compte d’Expleo par l’institut Opinium. L’étude, réalisée chaque mois depuis août 2025, recueille les opinions de 800 dirigeants d’entreprises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Irlande.





