Paris, 22 septembre 2026 – Expleo, acteur mondial de l’ingénierie, de la technologie et du conseil constate qu’en un an, son indice mensuel « Expleo AI Pulse », lancé en août 2025, révèle une nette évolution du regard des dirigeants français sur l’intelligence artificielle. Les bénéfices sont désormais concrets, les usages se diversifient et la confiance progresse. Cette adoption fait toutefois émerger de nouvelles interrogations sur l’évolution des métiers, des compétences et des responsabilités, ainsi que sur les conditions nécessaires pour maîtriser durablement l’IA.
Les 5 tendances à retenir :
- L’IA s’installe mais demain reste incertain
- L’IA transforme le quotidien professionnel
- L’IA redéfinit les compétences de demain
- L’IA progresse mais sa robustesse reste sous surveillance
- L’IA nécessite une vigilance accrue en matière de cybersécurité
L’IA s’installe mais demain reste incertain
Les indicateurs de confiance montrent que l’IA a franchi le stade de l’expérimentation :
- 68 % des dirigeants français identifient des opportunités pour leur organisation,
- 72 % font confiance à leur entreprise pour utiliser l’IA avec succès,
- 73 % pour en faire un usage éthique.
Dans le même temps, les dirigeants français sont de plus en plus nombreux à se déclarer inquiets face à la manière dont l’IA transforme leur organisation. En un an, cette part a progressé de 12 points.
Les entreprises font confiance à leur capacité à intégrer l’IA, mais les effets restent difficiles à anticiper. Les dirigeants savent que l’IA transformera et transforme déjà les organisations, mais peinent encore mesurer précisément l’ampleur et la nature de ces évolutions sur les métiers, les responsabilités et les modes de travail.
L’IA transforme le quotidien professionnel
Dans le quotidien professionnel, l’IA s’est rapidement installée, à la fois dans les façons de travailler et dans les gains de temps qu’elle permet. Elle est désormais devenue un outil difficile à dissocier de certaines pratiques :
- 83 % des dirigeants français estiment que sa disparition aurait un impact sur leur travail,
- 56 % déclarent gagner au moins une demi-journée par semaine grâce à son utilisation.
Cette appropriation s’accompagne toutefois d’une inquiétude forte sur l’emploi : 41 % des dirigeants français se disent préoccupés par l’impact de l’IA sur leur poste, soit le niveau le plus élevé parmi les pays européens étudiés (Allemagne, France, Royaume-Uni, Irlande).
L’IA est ainsi déjà bien ancrée dans les pratiques professionnelles. Les gains sont identifiés, tandis que les interrogations se concentrent désormais sur la manière dont elle va faire évoluer les rôles, les métiers et les compétences.
L’IA redéfinit les compétences de demain
Dans les usages, l’IA est d’abord perçue comme un outil d’assistance :
- 70 % des dirigeants français lui font confiance pour résumer des documents ou des comptes rendus,
- 67 % pour organiser leur agenda et leurs réunions.
Au-delà des gains de productivité, les dirigeants français se montrent également ouverts à son intervention dans des décisions plus engageantes : 47 % accepteraient qu’elle contribue à certaines décisions stratégiques et à certaines décisions RH.
Cette évolution des usages s’accompagne de nouvelles attentes en matière de compétences et de management. 27 % des dirigeants français considèrent ainsi que la capacité à intégrer l’IA dans les processus de travail et à piloter le changement sera la compétence prioritaire du manager de demain.
L’IA s’intègre ainsi progressivement aux méthodes de travail, jusqu’à faire évoluer la répartition des responsabilités et les pratiques managériales.
L’IA progresse mais sa robustesse reste sous surveillance
À mesure que les usages se généralisent, la question des conditions de confiance devient centrale :
- 57 % des dirigeants français se disent préoccupés par les risques cyber liés à l’IA,
- 44 % placent la cybersécurité parmi les priorités d’investissement,
- 55 % se disent préoccupés par la qualité et la pertinence des données et des réponses produites par l’IA,
- 51 % estiment que nous sommes dans une « bulle IA », signe d’une attention croissante portée à l’écart entre les promesses technologiques et la valeur effectivement créée.
Les dirigeants français affichent une vigilance accrue
La comparaison européenne montre une spécificité française : seuls 62 % des dirigeants français considèrent que l’IA apporte d’abord un bénéfice, contre 67 % en Allemagne et 69 % au Royaume-Uni.
Ils se montrent toutefois plus vigilants sur ses conséquences :
- 41 % se disent préoccupés par son impact sur leur emploi, soit 8 points de plus qu’en Allemagne et 5 points de plus qu’au Royaume-Uni.
- 57 % expriment des préoccupations concernant les risques cyber liés à l’IA, soit 7 points de plus qu’en Allemagne et 3 points de plus qu’au Royaume-Uni.
Cette vigilance ne se traduit pourtant pas par une volonté de ralentir : 64 % considèrent que leur organisation avance au bon rythme dans son adoption de l’IA. Parmi ceux qui jugent ce rythme insatisfaisant, ils sont même légèrement plus nombreux à souhaiter une accélération (17 %) qu’un ralentissement (12 %).
La France se distingue ainsi par une approche à la fois favorable à l’adoption de l’IA et attentive à ses conditions de déploiement, notamment en matière d’emploi, de cybersécurité et de maîtrise des usages.
L’IA passe de la promesse à l’infrastructure
« En un an, le rapport à l’IA a changé : nous avons passé le point de bascule. L’IA n’est pas juste un outil de la vie quotidienne ou que l’on ouvre le matin en arrivant à son poste de travail. Elle est là, omniprésente, participant à nos prises de décisions, à nos interactions, dans chacun de nos processus. Les entreprises qui réussiront demain ne seront pas celles qui utilisent l’IA mais celles qui sauront travailler avec l’IA, à réellement créer de la valeur avec l’IA et à le prouver.
Notre indice mensuel ‘Expleo AI Pulse’ que nous publions depuis un an montre bien que l’IA passe en ce moment même de la promesse à l’infrastructure. Désormais bien installée dans les entreprises, elle produit des bénéfices concrets, s’intègre à un nombre croissant de pratiques, participe à la transformation durable. Toutefois, la confiance de l’IA déjà élevée ne pourra être que d’autant plus grandes avec la capacité que les entreprises auront à en maîtriser les risques sur les métiers, les compétences, les responsabilités, les organisations et les cybermenaces.
Au final, l’enjeu des dirigeants d’entreprise n’est plus vraiment de savoir qui adopter l’IA mais plutôt de savoir s’ils sauront encore fonctionner dans l’IA, voire même de manière radicale, s’ils accepteront de diriger une entreprise sans IA. Dans dix ans, parler de stratégie IA semblera aussi étrange que parler aujourd’hui de stratégie électricité, » analyse Damien Lasou, Directeur Général France d’Expleo.
Méthodologie de l’étude
L’indice de confiance « Expleo AI Pulse » mesure le sentiment des dirigeants autour de l’utilisation de l’IA, sur une échelle de 0 (très inquiet) à 100 (très confiant). Cet indice de confiance révèle les niveaux d’inquiétude, d’enthousiasme, de confiance et d’assurance à l’égard de la technologie pilotée par l’IA.
L’indice de confiance de l’intelligence artificielle « Expleo AI Pulse » est mené pour le compte d’Expleo par l’institut Opinium. L’étude, réalisée chaque mois depuis août 2025, recueille les opinions de 800 dirigeants d’entreprises en France, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Irlande.





